Jean Rustin
Né en 1928 à Montigny-lès-Metz, France. Décédé en 2013 à Paris, France.
Installé à Paris à partir de 1947, Jean Rustin développe pendant plus de deux décennies une abstraction vive et colorée, nourrie notamment par l’abstraction lyrique. En 1971, un tournant majeur s’opère. Après la rétrospective qui lui est consacrée à l’ARC, au musée d’Art moderne de Paris, l’artiste décide d’abandonner l’abstraction pour se tourner vers la figuration. Jean Rustin élabore alors une pratique personnelle centrée sur la représentation du corps et l’exploration de la matérialité de la chair. Les figures qu’il peint, souvent nues et sans âge, apparaissent seules ou en groupe, dans des espaces clos et dépouillés, silencieux et dépourvus d’ornement. La sobriété de la facture et la réduction de la mise en scène instaurent une temporalité suspendue, concentrant l’attention sur la densité des chairs et la fragilité des corps. L’attente, la solitude, la vulnérabilité, le désir et le malaise traversent ses compositions, offrant une méditation sur la condition humaine dans toute son intensité.
Sans titre
Crédits : © Fondation Jean Rustin
Sans titre
Crédits : © Fondation Jean Rustin
Sac Franprix
Crédits : ©Fondation Jean Rustin
Provenance : Acquise auprès de Millon, en 2024.
Pourquoi crie-t-elle ?
Crédits : ©Fondation Jean Rustin
Provenance : Acquise auprès de De Vuyst, en 2025
Hommage à Louis David
Crédits : ©Fondation Jean Rustin
Provenance : Acquise auprès de De Vuyst, en 2012.
Encore une sale journée
La toile Encore une sale journée (1986) de Jean Rustin exalte cette non-communication à travers la mise en scène d’un couple de personnages sans âge, nus, exhibant au regard du spectateur leurs parties génitales. Les visages partiellement gommés, les bouches striées enferment le couple dans un mutisme profond, les séparant l’un de l’autre. Ils paraissent las, lourds, empêchés dans l’expression de leurs émotions et de leur vitalité. L’impuissance des personnages est exacerbée par un traitement organique, cru de leur chair, flétrie, fragile, étalée sans fard ni accessoire, une matérialité qui accuse l’inconstance du corps. Le titre inscrit le tableau dans une continuité de vies absentes et sans relief. Il ajoute à la froideur du dessin l’effroi d’une déchéance que rien ne retient.
Fondation Francès, XXH, excès individuels et collectifs, 100 œuvres à vif et à vivre, catalogue exposition, Paris, 2026, pp. 66-67.
Crédits : ©Fondation Jean Rustin
Provenance : Acquise auprès de De Vuyst, en 2012.
Femme sur un drap bleu
Crédits : ©Fondation Jean Rustin
Provenance : Acquise auprès de la maison de vente Christie’s Amsterdam, en 2012.
Autoportrait les bras croisés
Crédits : ©Fondation Jean Rustin
Provenance : Acquise auprès de la maison de vente Christie’s Amsterdam, en 2012.
Dans la grande salle
Crédits : © Fondation Jean Rustin
Provenance : Acquise auprès de la maison de vente Christie’s Amsterdam, en 2012.
Femme sur un lit
Crédits : © Fondation Jean Rustin
Provenance : Acquise auprès de la maison de vente Artcurial Paris.
Les deux amies
Crédits : © Fondation Jean Rustin
Provenance : Acquise auprès de De Vuyst, en 2010.










