a b c d e f g h i j k l m n o p q r s t u v w x y z

Berlinde de Bruyckere

Née en 1964 à Gand, Belgique, vit et travaille en Gand.

Les œuvres de Berlinde de Bruyckere se caractérisent par leur puissance d’évocation. Que ce soit le corps humain ou le cheval, animal de prédilection de l’artiste, une grande expressivité émane toujours de son travail. Silhouettes féminines debout ensevelies sous des couvertures ou sous une longue chevelure de crin, chevaux pendus dans des arbres, végétation emballée de rubans de laine, les sculptures de Berlinde de Bruyckere développent une réflexion sur le corps, considéré comme le point où convergent souffrance et désir.

Les sculptures de Berlinde de Bruyckere fascinent par leur dualité. La mort et la souffrance sont sans aucun doute présentes dans chacune de ses œuvres mais toujours associées à la douceur des matériaux, à une renaissance possible, à la fusion entre les êtres.

 

La collection hors les murs

Du 8 avril au 5 septembre 2016, les oeuvres de Berlinde de Bruyckere sont à découvrir ou redécouvrir au Leopold Museum de Vienne. A travers ses sculptures de cire, l’artiste mêle des inspirations issues de médias actuels à l’iconographie de l’histoire de l’art. Sa volonté d’ancrer l’existence humaine dans la chair est en résonance avec les oeuvres de la collection Leopold, entre artistes du modernisme viennois et l’expressionisme d’Egon Schiele.

A l’occasion de cette exposition, la fondation Francès prête l’une des oeuvres de sa collection Glassdome with Cripplewood II.

Plus d’informations sur : www.leopoldmuseum.org/berlinde-de-bruyckere

 

Glassdome with Cripplewood II
Berlinde de Bruyckere

Glassdome with Cripplewood II

La sculpture de l’artiste gantoise Berlinde de Bruyckere rappelle la peau, la chaire. Habillée de bois et de tissus, sa fragilité se traduit aussi par la protection de sa cloche de verre, permettant au regardeur d’expérimenter de près comme de loin l’œuvre, sans franchir les limites de ce territoire tout en chair. Son aspect singulier apporte son lot de sensations : dégoût, curiosité, attirance, multiples questionnements sur sa signification. L’artiste réalise un fragment réunissant en son sein à la fois les notions de souffrance et de plaisir, dualité inhérente à la condition humaine. Elle s’inspire également de la passion du christ (thème récurrent dans son travail) ce qui explique la présence du bois rappelant la crucifixion. Le tissu et le fil s’entremêlent pour protéger et réparer ce qui est encore possible de sauver. Elle connait aussi et enfin l’œuvre de Lucas Cranach l’Ancien et sa vision des plaisirs de la chair, ainsi que celle du cinéaste italien très controversé, Pasolini.

Année : 2013-2014
Édition : (pièce unique)
Matériaux : Cire, bois, verre, epoxy, polyester, tissu
Hauteur : 77 cm
Largeur : 35 cm
Lestel
Berlinde de Bruyckere

Lestel

Avec Letsel, et comme la plupart des sculptures de Berlinde De Bruyckere, cet amas de chair suspendu à “un fil” qui n’est autre qu’un crochet de boucher joue sur l’ambigüité d’une chair animale ou humaine. “Qu’importe, dit l’artiste, nous sommes tous voués à disparaitre”. Une vanité moderne en somme.

Année : 2008
Édition : Pièce unique
Matériaux : Cire, epoxy, fer, bois
Hauteur : 170 cm
Largeur : 65 cm
Profondeur : 75 cm