Stéphane Sautour
Né en 1968 en France. Vit et travaille à Paris, France.
Stéphane Sautour est diplômé de l’École des Beaux-arts de Lyon et de l’École Nationale Supérieure des Arts Décoratifs de Paris. Dans son travail, il s’intéresse dès ses débuts à l’appréhension de l’Homme sur son habitat naturel, son environnement et les technologies qui l’entourent. Il s’inspire également d’écrits philosophiques tels que ceux de Gilles Deleuze ou bien Félix Guattari sur la notion de rhizome. Inspiré par la définition du végétal, le rhizome est un concept anarchique, sans hiérarchie où tout élément peut inspirer ou supplanter l’autre. De ce postulat, Stéphane Sautour tente d’impliquer systématiquement le spectateur à son œuvre, imaginant des scénarios catastrophes ou une vision nouvelle d’un nouveau monde naissant. Un environnement en perpétuelle mutation.
Iltaaurinko (6)
Iltaaurinko (6) montre à la fois l’image d’une planète en train d’imploser et celle d’une fécondation de l’espèce humaine. Une image paradoxale et ambiguë, oscillant entre création naissante et disparition imminente. Une image apocalyptique.
Iltaaurinko pourrait être le nom d’une création nouvelle : un monde inédit, une nouvelle planète ou un être en gestation.
Les lumières qui transpercent cet « astre » apportent une aura divine. Cette lumière, visible dans ses différentes nuances de noir, rappelle plastiquement le travail du célèbre peintre français Pierre Soulages. Car finalement, n’y voyons-nous pas une forme d’abstraction ? Dans ce que représente cette forme de création, il nous est impossible de la qualifier précisément, mais une entité nouvelle est en cours de construction.
L’ambiance qui s’en dégage évoque celle employée par le réalisateur américain Terrence Malick (réalisateur de Les Moissons du ciel, référence assumée et importante à l’œuvre de Edward Hopper), en particulier dans Tree of Life (2011), où des plans sur l’origine de la vie et la création du monde, dans une esthétique abstraite, se succèdent tout au long du film au fur et à mesure que les tensions apparaissent.
Crédits : ©Stéphane Sautour. Courtesy de l’artiste.
Provenance : Acquise auprès de la Galerie Loevenbruck, Paris, en 2010.
