Femmes névrosées

du 13 octobre 2012 au 26 mai 2013

Présentation PDF

Deux siècles d’histoire entre femmes et leurs psychiatres
13.10.12 – 26.05.13

Les femmes sont depuis toujours considérées comme plus « névrosées » que les hommes : elles souffraient plus souvent d’instabilité et de maladie mentale, elles étaient plus souvent tourmentées par des esprits et autres démons. En fait, sont-elles plus inclines aux « maladies de l’esprit » ?

Au dix-neuvième siècle, certaines femmes semblaient devenir folles à cause de leur peu de liberté de comportement. Or, en ce début du vingt-et-unième siècle, certaines femmes paraissent précisément plier sous le poids de cette « liberté ». L’idée plane que les obligations que la société leur impose, à savoir faire carrière, soigner leur look et mener une vie sociale trépidante, est trop pour elles. Mais est-ce vraiment le cas ?

L’exposition présente sept « couples » patiente-psychiatre : un tableau remarquable de l’évolution de la société et de la psychiatrie, montrant comment certaines maladies mentales comme l’hystérie ont été liées à une époque, comment la nôtre suscite et supporte de nouvelles formes de comportements perturbés.

Femmes névrosées souhaite alimenter le débat sur la position « particulière » de la femme dans la psychiatrie. Dans l’exposition Femmes névrosées, on aborde les manies, la mélancolie, les nerfs délicats, les tics théâtraux, les amours passionnelles, l’automutilation, l’ennui, la rébellion, l’anorexie.

Femmes névrosées
Motherboard 5 (The Siren)
Alicia Ross

Motherboard 5 (The Siren)

Provenance : Black & White Gallery. Acquisition en 2009.

Année : 2008
Édition : (pièce unique)
Matériaux : Point de croix sur coton, sur tableau
Hauteur : 129,5 cm
Largeur : 91,4 cm
Visuel en attente d'autorisation des droits de reproduction et représentation

Visuel en attente d'autorisation des droits de reproduction et représentation

Visuel en attente d'autorisation des droits de reproduction et représentation

Kinbaku
Nobuyoshi Araki

Kinbaku

Avec cette photographie, Nobuyoshi Araki nous plonge dans un entre-deux troublant, à la frontière de la pulsion vitale et de l’évocation morbide, de la jouissance et de la douleur. Ces sentiments sont exacerbés par le travail de lumière, qui embrasse autant qu’elle embrase la chair de cette femme, ainsi que par l’usage du noir et blanc. Le corps féminin semble suspendu dans un instant de grâce, comme en apesanteur. Cette lévitation s’accompagne d’un sentiment d’extase, oscillant entre le sublime et la violence.

Le kinbaku, thème récurrent dans l’œuvre de l’artiste, trouve ici une résonance particulière. Comme l’affirme Nobuyoshi Araki lui-même : “Prendre des gens ou des choses en photo est un acte qui consiste à encadrer la réalité, à la mettre en boîte. […] La photographie a des affinités avec le kinbaku. Elle aussi ligote les gens et les met dans une boîte.“1

1 Nobuyoshi Araki cité dans “Le Tombeau d’Araki. Rencontre avec Nobuyoshi Araki”, dans Jérôme Neutres (éd.), Nobuyoshi Araki, cat. expo., Paris, Gallimard/Musée national des arts asiatiques-Guimet, p.16.

Provenance : Acquise auprès de la maison de vente Artcurial Paris, en 2010.

Année : 1979
Édition : Ed. x/x
Matériaux : Tirage argentique
Hauteur : 58 cm
Largeur : 49 cm
Rosalind
Markus Schinwald

Rosalind

Provenance : Galerie GióMarconi. Acquisition en 2010.

Année : 2010
Édition : (pièce unique)
Matériaux : Huile sur toile
Hauteur : 119 cm
Largeur : 81 cm
Silence
Zoulikha Bouabdellah

Silence

Provenance : La B.A.N.K (Paris). Acquisition en 2009.

Année : 2008
Édition : Ed. 3/20
Matériaux : Tapis de prière modifié et chaussures dorées
Hauteur : pointure : 38 cm
Largeur : 110 cm
Profondeur : 68 cm
Reconocimiento de un cuerpo
Regina José Galindo

Reconocimiento de un cuerpo

Dans Reconocimiento de un cuerpo (Reconnaissance d’un corps), celui de Regina José Galindo, totalement anesthésié, est allongé sur un lit, recouvert intégralement d’un drap blanc, évoquant un linceul. Lors de cette performance réalisée au Centro Cultural de España, à Córdoba, en Argentine, en 2008, les visiteurs étaient libres d’observer ou de lever le voile sur le corps de l’artiste nu et inerte. Comme le souligne Clare Carolin, cette oeuvre fait référence aux “desaparecidos (disparus) d’Amérique latine, en particulier les victimes du terrorisme d’État en Argentine dans les années 1970 et 1980.“ 1

1Clare Carolin “After the digital we rematerialize: distance and violence in the work of Regina José Galindo” dans Regina José Galindo, Milan, SilvanaEditoriale, 2011, p.133.

Fondation Francès, XXH, excès individuels et collectifs, 100 œuvres à vif et à vivre, catalogue exposition, Paris, 2026, pp. 188-191.

Provenance : Acquise auprès de Prometeo Gallery, à Milan, en 2009.

Année : 2008
Édition : Ed. 1/5 + 3AP
Matériaux : Vidéo 12'06"
Separation 3′ (Série Separation)
Erwin Olaf

Separation 3′ (Série Separation)

Provenance : B&D Studio Contemporanea (Milan). Acquisition en 2006.

Année : 2003
Édition : Ed. 2/7
Matériaux : Lambda-print
Hauteur : 100 cm
Largeur : 188 cm
Visuel en attente d'autorisation des droits de reproduction et représentation

Portrait of woman with wounded blue eye
Hans-Peter Feldmann

Portrait of woman with wounded blue eye

Avec son tableau Portrait of woman with wounded blue eye (2011), toile du XIXe siècle sur laquelle il intervient par l’ajout d’un hématome autour de l’œil gauche de la jeune femme, Hans-Peter Feldmann détourne la candeur en brutalité, le banal en insupportable. Par son intervention picturale, l’artiste déplace et réactive l’œuvre d’origine, transformant totalement notre lecture du portrait. Cette blessure physique dramatise l’image tout en laissant planer un mystère sur le sens et la portée de cette violence.

Fondation Francès, XXH, excès individuels et collectifs, 100 œuvres à vif et à vivre, catalogue exposition, Paris, 2026, pp. 88-89.

Provenance : Acquise auprès de Galerie Micheline Szwajcer, en 2011.

Année : 2011
Édition : Pièce unique
Matériaux : Huile sur toile
Hauteur : 64 cm
Largeur : 55 cm