XXH – Première rétrospective

du 06 juin 2013 au 14 décembre 2013

Présentation PDF

“XXH” est la première rétrospective de la Fondation Francès. La tournée européenne commence par un duo d’expositions à Senlis du 6 juin au 14 décembre 2013 et, au Musée Dr. Guislain (Gand, Belgique) du 22 juin au 6 octobre 2013.

Première étape : 24 000 visiteurs

Cette exposition exprime la radicalité de la collection et l’ouverture aux dialogues qu’elle propose systématiquement. “XXH” évoque à la fois l’humain (H) et l’énergie puisée dans le combat et la rédemption, élevés à l’infinie (XX). Il résonne comme un code scientifique dont l’interprétation serait intemporelle et universelle. L’humain, est au coeur même des problématiques de cette exposition identitaire.

A Senlis, l’artiste performer guatémaltèque Régina José Galindo est invitée à venir présenter ses performances filmées. A travers cette présentation inédite, la Fondation propose de découvrir une création engagée sur la condition de l’être humain à travers son propre corps.

A Gand, une centaine d’oeuvres de la Fondation sont présentées, ponctuées de pièces iconiques du Musée Dr. Guislain.

“XXH” initie un dialogue sensible contre l’indifférence, le Musée Dr Guislain se fait alors terre d’accueil et d’expression d’une humanité excessive, faible de ses trahisons, forte de ses engagements. Il devient l’écrin idéal pour la première présentation de la collection, dans un cycle donné à l’échelle européenne. L’Histoire de ce musée, ancien hôpital psychiatrique, est proche des leitmotivs de la collection sur les excès de l’Homme.

L’exposition dialogue est un concept original qui accompagne systématiquement la présentation des oeuvres par la Fondation Francès. La construction de l’Homme, ses espoirs, ses dérives, mais aussi sa quête d’identité sont au coeur des questionnements fondamentaux des artistes de la collection. Cette construction se confronte à des comportements excessifs, liés eux-mêmes à l’identité de l’Homme, à la dégradation d’une société ou faisant partie intégrante de l’Histoire. Se mettre en dialogue avec ces oeuvres qui montrent avec force et véhémence les comportements excessifs de l’être humain et de notre société contemporaine, c’est prendre conscience des excès qui nous entourent.

Contre l’exclusion ou l’incompréhension, ces expositions permettent de libérer la parole, proposer une écriture, une histoire, un exutoire. Mais aussi elles contribuent à tolérer la différence et souvent à apprivoiser nos peurs liées aux changements ou à l’inconnu. Ces excès, jaillissements de l’âme redonnent profondément de l’énergie à la vie. Une source de vitalité inouïe, indispensable à l’évolution de l’être humain.

Cette exposition confie des oeuvres à la vue et à l’interprétation de chacun avec ce petit grain de folie qui témoigne que la vie dans sa diversité est géniale.

Sans titre #2, ballot rond
Subodh Gupta

Sans titre #2, ballot rond

L’œuvre Sans titre, N°2 Ballot Rond, est issue d’une série intitulée Vehicle for the seven seas. Ce ballot, sac de voyage et de mutation, illustre les changements qu’a subit le monde rural et pauvre de son pays d’origine. Les déplacements incessants dont dépend la population indienne pour trouver du travail amènent à des instabilités soudaines alors que ce peuple est originairement sédentaire. Ce ballot montre à la fois ces déplacements mais est aussi un lien intime où la vie d’une personne serait confinée à l’intérieur de ce sac.

Année : 2006
Édition : Ed. x/3
Matériaux : Aluminium
Hauteur : 66 cm
Largeur : 96,5 cm
Profondeur : 58,4 cm
Reconocimiento de un cuerpo
Régina José Galindo

Reconocimiento de un cuerpo

Année : 2008
Édition : Ed. 1/5
Matériaux : 12'06"
Woman who died in her sleep’ (série Morgue)
Jeffrey Silverthorne

Woman who died in her sleep’ (série Morgue)

Woman who died in her sleep, est une oeuvre qu’il réalise en 1972, lorsqu’il commence son travail sur le thème de la morgue. La femme représentée sur cette photographie, nous laisse perplexe ; de prime abord, elle semble endormie, des coutures sombres traversent grossièrement son corps nu, étendu sur un brancard, et n’offrent aucun doute sur son véritable état. Les marques qui figurent sur ce corps sont celle de l’autopsie.
L’artiste saisit, au-delà de la mort omniprésente, l’apparent repos qui se dégage de ce corps féminin. Sa position reflète également ce moment où, s’étirant poings fermés, l’humain rompt avec son état semi-conscient dû au sommeil. La photographie diminue, ici, la distance entre le sommeil et la mort, deux états qui ne se révèlent pas si éloignés l’un de l’autre. Le mimétisme est patent, le sommeil s’apparente à la mort et la mort se dissimule derrière la forme du sommeil.

Année : 1972
Édition : tirage vintage
Matériaux : Vintage. Tirage argentique, tiré par l'auteur à partir du négatif original sur papier Agfa Portriga
Hauteur : 35,3 cm
Largeur : 27,7 cm
Visuel en attente d'autorisation des droits de reproduction et représentation

Visuel en attente d'autorisation des droits de reproduction et représentation

  • Untitled (N°98121906)
  • Untitled (N°98121906)
Valérie Belin

Untitled (N°98121906)

 

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Année : 1998
Édition : Ed. x/x
Hauteur : 54 cm
Largeur : 125 cm
Model, Amsterdam 1999
Koos Breukel

Model, Amsterdam 1999

Année : 1999
Édition : Ed. AP
Matériaux : Tirage Argentique
Hauteur : 120 cm
Largeur : 100 cm
Madonna
Nezaket Ekici

Madonna

Année : 2008
Édition : (pièce unique)
Matériaux : Robe de mariée et bougies
Hauteur : 180 cm
Largeur : 90 cm
Dormeuse
Mona Hatoum

Dormeuse

Dormeuse est un récamier moderne, constitué de plaques d’acier façonnées que l’on a l’habitude de trouver dans les rues, à travers notamment les plaques d’égouts. Il symbolise dans sa forme la féminité, le repos et le luxe mais sa composition, faite d’acier, contraste vigoureusement avec ces éléments. Ce matériaux, attribut industriel et confronté aux matières les plus primaires et les plus triviales de la rue, renverse les codes habituels et engage une rupture du matériaux.

Année : 1999
Édition : Ed. AP (Ed. 3 + 1 AP)
Matériaux : Plaques d'acier
Hauteur : 92 cm
Largeur : 178 cm
Profondeur : 77 cm
Eleonora
Xavier Mascaro

Eleonora

Xavier Mascaró exalte la matière, sublime le fer, matériau millénaire qu’il rend contemporain. Toutes ses sculptures monumentales sont réalisées en fonte de fer dont émane force et chaleur. Depuis 2004, il introduit à ses œuvres plus modestes de nouveaux matériaux tels que le verre, le bois, l’étain, la pierre ou encore la céramique. C’est en partie avec cette dernière qu’il réalise les différentes versions d’Eleonora. Avec cette œuvre il se confronte pour la première fois à un modèle vivant, une amie d’enfance dont la beauté lui rappelle les sculptures antiques grecques qu’il croyait jusqu’ici idéalisées. Tout comme dans la représentation de ses guerriers, l’artiste insuffle une âme à cette œuvre, une mélancolie poétique, illusion de fragilité, reflet du temps qui passe.

Année : 2011
Édition : (pièce unique)
Matériaux : Céramique et acier
Hauteur : 78 cm
Largeur : 55 cm
Profondeur : 36 cm
Piss Christ’ (série Immersions)
Andres Serrano

Piss Christ’ (série Immersions)

Année : 1987
Édition : Ed. 5/10
Matériaux : Cibachrome (cadre de l'artiste)
Hauteur : 61 cm
Largeur : 40,6 cm
Habitat
Gavin Turk

Habitat

Année : 2004
Édition : Pièce unique (7 variations de couleurs)
Matériaux : Bronze peint
Hauteur : 8,3 cm
Largeur : 68,6 cm
Profondeur : 163,8 cm