Aimé Mpane
Né en 1968 à Kinshasa, République démocratique du Congo. Vit et travaille entre Bruxelles, Belgique, et Kinshasa, République démocratique du Congo.
Aimé Mpane se forme à l’Académie des beaux-arts de Kinshasa où il se spécialise en peinture, avant de s’installer en Belgique et d’étudier à La Cambre, à Bruxelles. Il décide de se consacrer à d’autres médiums comme la sculpture et les installations. Après de multiples questionnements quant à ses origines, il réalise des oeuvres personnelles dénonçant les travers de l’Afrique et se nourrissant de réflexions sur l’enfance et l’identité. Il fait de nombreux allers-retours entre l’Afrique et Bruxelles. À Kinshasa, il se confronte à la population, et en particulier aux enfants, dont il recueille les témoignages de violences subies. De là naîtront des œuvres poignantes comme Don’t touch me, ou Le rêve brisé, mais aussi des sculptures représentant des visages d’enfants meurtris par la vie ou les conflits. L’oeuvre tout entière d’Aimé Mpane dépeint l’injustice sociale et s’imprègne de questions existentielles.
Série Rouge
Crédits : ©Aimé Mpane. Courtesy de l’artiste.
Provenance : Acquise auprès de NOMAD Gallery, en 2018.
Série Rouge
Crédits : ©Aimé Mpane. Courtesy de l’artiste.
Provenance : Acquise auprès de NOMAD Gallery, en 2018.
Série Rouge
Crédits : ©Aimé Mpane. Courtesy de l’artiste.
Provenance : Acquise auprès de NOMAD Gallery, en 2018.
Série On crève ici
La série On crève ici (2007) de Aime Mpane résonne comme un cri de douleur et de révolte d’une population opprimée et exploitée, qui ne peut plus tolérer les difficultés qu’elle endure depuis trop longtemps. Elle dénonce les conditions de vie des habitants de Kinshasa, au Congo, et les violences auxquelles ils sont régulièrement confrontés. À l’aide d’une herminette, l’artiste incise le bois pour tracer les contours et visages de ses personnages, inscrivant dans la matière les signes d’une violence omniprésente : les trous, béances et déchirures désignent des blessures collectives, physiques, sociales et historiques que l’artiste relie à l’héritage colonial du pays.
Crédits : ©Aimé Mpane. Courtesy de l’artiste.
Provenance : Acquise auprès de l’artiste, en 2008.
Série On crève ici
Crédits : ©Aimé Mpane. Courtesy de l’artiste.
Provenance : Acquise auprès de l’artiste, en 2008.
Don’t touch me
Les oeuvres d’Aimé Mpane portent les exactions, les violences, et un certain mal-être du continent africain, en dénonçant la corruption, les génocides et la prostitution des enfants. C’est bien de cela dont il s’agit dans « Don’t Touch Me », oeuvre inspirée d’une rencontre fortuite qu’Aimé Mpane avait faite en rue et qui l’a profondément choqué. Cette sculpture en allumettes met en scène une fillette prostituée. « Don’t Touch Me » évoque également une marelle dans laquelle cette fillette est prise au piège, si pour elle cela peut s’apparenter à un jeu, Aimé Mpané la représente en mouvement, dansant ou plutôt tournant en rond dans ce cercle vicieux. « Don’t Touch Me » dénonce cette situation au même titre que l’enfance brisée, l’innocence perdue, illustrées par l’utilisation d’allumettes, matériaux inflammables et fragiles venant souligner cette notion de vulnérabilité et d’insécurité.
Crédits : ©Aimé Mpane. Courtesy de l’artiste.
Provenance : Acquise auprès de Alizee – Interface, en 2010.
Le Cri
Tout comme l’uniforme, le masque chez Aimé Mpane Enkobo annihile toute expression personnelle, on ne montre pas qui on est, on joue à être un autre. Le masque est visible dans l’œuvre Le cri, en double, d’un côté le masque, et d’un côté le visage mis à nu.
Crédits : ©Aimé Mpane. Courtesy de l’artiste.
Provenance : Acquise auprès de Alizee – Interface, en 2012.
Kinoct XX
Crédits : ©Aimé Mpane. Courtesy de l’artiste.
Provenance : Acquise auprès de Alizee – Interface, en 2012.







