Acte II – Mircea Cantor

du 07 juin 2016 au 03 septembre 2016

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ACTE II. Œuvres inédites

Mircea Cantor, artiste de renommée internationale (prix Marcel Duchamp 2011), choisit la fondation après avoir exposé en France, pour la dernière fois, en 2012 au Centre Pompidou.

Pour sa 18ème exposition, la fondation Francès dédie l’année 2016 à l’œuvre de l’artiste roumain Mircea Cantor dont elle a présenté la performance Zera lors de la Foire Internationale d’Art Contemporain 2015 à Paris. Et pour la première fois, la fondation donne Carte blanche à un artiste majeur de sa collection en 3 actes.

Après s’être consacré à des projets monumentaux (Biennale de Venise 2015, Bâle Unlimited, Rennie Collection at Wing sang, Musée Picasso…), Mircea Cantor s’approprie l’espace de la fondation Francès dédié à l’art contemporain, dont les murs situés à Senlis sont protégés au titre des monuments historiques et remontent au XVème siècle. La tradition, l’archéologie et l’Histoire se conjuguent ici avec force, résonnant avec cohérence au travail de l’artiste. Un terrain d’expression favorisant la naissance d’une expérience authentique, exclusive et intime.

Dans une mise en scène épurée, l’artiste aborde en toute subtilité la question de la trace laissée par la mémoire physique et mentale. Au travers d’une double lecture, si caractéristique de son travail, à la fois esthétique et critique, Mircea Cantor s’empare de l’espace duquel il fait surgir les réalités d’un trait délicat pour révéler notre humanité et critiquer notre société, sa consommation de masse, ses modèles économiques.

Avec la série Tableaux, l’artiste s’appuie sur un hebdomadaire de référence, The Economist, reconnu pour la qualité de ses analyses sur l’actualité mondiale, plus particulièrement sur l’économie et les relations internationales pour composer une série qui à ce jour contient 800 dessins.

Le tempérament bienveillant et nourricier illustré par le comportement maternel de l’animal dans la série Maternitas. Et le caractère dominant illustré par le geste du prédateur dans la série Bellum. Ici aucun acte n’est gratuit.

Cette carte Blanche à Mircea Cantor témoigne de l’ambition internationale de la fondation, affirmée aussi par le partenariat initié avec la Dvir Gallery et Jane Neal, commissaire d’exposition indépendante britannique de renom (Galerie S2 de Sotheby’s Londres, Saatchi gallery, Courtauld Institute, et de nombreuses expositions à travers le monde) pour la rédaction des textes de l’édition publiée pour cette exposition. Cette publication exclusive est le premier ouvrage de la maison d’édition “Les éditions Francès”. Ce catalogue est une proposition offerte aux visiteurs de prolonger son immersion dans les œuvres de Mircea Cantor. Ce n’est qu’une première étape pour donner vie à ses œuvres en d’autres lieux et d’autres temps.

Pour compléter ce joyau, la fondation a produit une série Collector de mini-médaillons à l’effigie de l’exposition et frappée par la Monnaie de Paris.

Acte II – Mircea Cantor
Acte II – Mircea Cantor
Acte II – Mircea Cantor
Acte II – Mircea Cantor
Acte II – Mircea Cantor
Acte II – Mircea Cantor
Acte II – Mircea Cantor
Acte II – Mircea Cantor
Acte II – Mircea Cantor
Acte II – Mircea Cantor
Chaplet
Mircea Cantor

Chaplet

Chaplet (2007) est une œuvre représentant un fil de fer barbelé entièrement constitué d’empreintes digitales de l’artiste, réalisées à partir d’une encre spécifique héritée de sa pratique de graveur. Ce fil se déploie à travers de vastes espaces, le plus souvent vides, suggérant la délimitation d’un territoire. À travers cette forme, l’artiste interroge l’identité, la singularité et l’origine. Le fil barbelé devient une image ambivalente. Il évoque à la fois la frontière géographique et le corps entravé, exposé à la violence. Il renvoie également aux dispositifs contemporains de contrôle biométrique. Aujourd’hui, ADN et empreintes corporelles font l’objet d’une surveillance constante : enregistrées, fichées, elles semblent ne plus nous appartenir pleinement. Le titre de l’œuvre se rapporte avant tout à son apparence visuelle, sans connotation religieuse directe. Il fait écho à la forme du chapelet, mais aussi à son usage : un enchaînement de gestes répétitifs, chaque perle étant égrenée au fil de la prière. Ce principe se retrouve dans le processus de création, où le geste de l’artiste se répète patiemment pour composer le fil barbelé. L’œuvre engage ainsi une réflexion sur le temps long, silencieux, presque méditatif.

Année : 2007
Édition : Éd. 6/7
Matériaux : Empreintes à l'encre sur le mur
Hauteur : Variables cm
Largeur : max 250 cm