Stairway charcoal sculpture
Avec Stairway charcoal sculpture, l’artiste joue avec la vision du spectateur en lui proposant un escalier en lévitation composé de morceaux de charbon de bois suspendus. Il semble avoir brûlé ou être en train de se décomposer. Avec cette représentation d’un intérieur domestique, Seon Ghi Bahk met en relation l’humain et la nature par l’utilisation d’un matériau naturel, le charbon de bois, qu’il considère comme une autre forme d’existence de l’arbre. L’installation devient paradoxale, sommes-nous face à des cendres ou face à une renaissance ? Dans les traditions coréennes, le charbon de bois est utilisé dans des rituels de purification, pour éloigner les mauvais esprits ou annoncer la naissance d’un enfant. Cette installation prend alors un autre sens en engageant un discours autour du cycle de la vie, entre transition, fugacité et permanence.
Provenance : Krampf Gallery. Acquisition en 2008.
Tunnel with dark hole
Pour Tunnel with dark hole, l’artiste réussit à nouveau à donner l’illusion d’un lieu existant. Pourtant, et comme à son habitude, nous sommes confrontés à la photographie d’une maquette. La lumiere et l’atmosphère naturelles, terreuses, crééent un leurre. Cette image, flirtant avec l’hyperréalisme intrigue et attise la curiosité du public, qui fréquemment demande la localisation de ces lieux si mystérieux. L’objectif est double, créer un sentiment ambivalent mêlant malaise et curiosité.
(Forever Free) The Bank
Provenance : Acquise auprès de Cotthem Gallery, en 2006.
Série Twilight
Ce tableau photographique de Gregory Crewdson est issu de la série Twilight. L’artiste y explore le sentiment de culpabilité à travers la mise en scène d’une jeune femme prostrée. Au cœur de la série, les personnages, souvent isolés, sont enfermés dans une profonde tristesse ou, comme dans cette photographie, dans une culpabilité accablante. Celle-ci semble peser sur la jeune femme, photographiée de dos et vêtue de sous-vêtements. Dans Twilight, les scènes se déroulent systématiquement au crépuscule, cette “heure magique“ qui instaure une tension entre le normal et le paranormal. La lumière, utilisée comme un véritable dispositif narratif, participe pleinement à la théâtralisation du quotidien, transformant celui-ci en quelque chose de mystérieux et suggestif.
Provenance : Acquise auprès de la maison de vente Phillips Londres, en 2010.
Dream House
Dream House est un portfolio de douze tirages réalisé par Gregory Crewdson dans le cadre d’une commande du New York Times Magazine en 2002. Contrairement à ses séries précédentes, l’artiste fait appel à des acteurs reconnus — notamment Tilda Swinton, Philip Seymour Hoffman, Gwyneth Paltrow, William H. Macy et Julianne Moore — qui acceptent d’interpréter et de poser dans ce mélodrame photographique. Les mises en scène, minutieusement élaborées, sont réalisées dans une maison inoccupée située à Rutland, dans le Vermont, que Gregory Crewdson découvre quelques mois auparavant. Pour mener à bien ce projet, l’artiste travaille avec une équipe d’une vingtaine de techniciens, ainsi qu’avec le directeur de la photographie du magazine, Rick Sands.
Provenance : Acquise auprès de la maison de vente Christie’s New York, 2011.
Don’t touch me
Les oeuvres d’Aimé Mpane portent les exactions, les violences, et un certain mal-être du continent africain, en dénonçant la corruption, les génocides et la prostitution des enfants. C’est bien de cela dont il s’agit dans « Don’t Touch Me », oeuvre inspirée d’une rencontre fortuite qu’Aimé Mpane avait faite en rue et qui l’a profondément choqué. Cette sculpture en allumettes met en scène une fillette prostituée. « Don’t Touch Me » évoque également une marelle dans laquelle cette fillette est prise au piège, si pour elle cela peut s’apparenter à un jeu, Aimé Mpané la représente en mouvement, dansant ou plutôt tournant en rond dans ce cercle vicieux. « Don’t Touch Me » dénonce cette situation au même titre que l’enfance brisée, l’innocence perdue, illustrées par l’utilisation d’allumettes, matériaux inflammables et fragiles venant souligner cette notion de vulnérabilité et d’insécurité.
Devils Angels
Provenance : Acquise auprès de B&D Studio Contemporanea, Milan, en 2008.
Deposizione
Cet autoportrait moulé de l’artiste Robert Gligorov, exhibé sur les fourches d’un chariot élévateur, a été réalisé dans le contexte du maxi-procès Eternit en Italie, l’une des plus grandes affaires judiciaires liées à l’amiante. L’entreprise Eternit, spécialisée dans la production de matériaux de construction, était poursuivie pour sa responsabilité dans la mort de milliers de personnes : ouvriers, membres de leurs familles et autres personnes ayant été en contact direct avec l’amiante. L’œuvre de Robert Gligorov, réalisée avant le début des procès en 2009, dénonce la déviance et la violence d’un système capitaliste perverti qui a préféré taire les dangers environnementaux et sanitaires de l’amiante pour continuer d’engranger des profits en toute impunité.
[…]
Pour donner forme à sa critique, Robert Gligorov réinterprète l’iconographie de la Déposition du Christ : la figure de la Vierge est remplacée par un chariot élévateur, symbole de l’industrie, et celle du Christ par un homme nu – l’artiste lui-même – incarnant la souffrance des victimes de l’amiante.
Fondation Francès, XXH, excès individuels et collectifs, 100 œuvres à vif et à vivre, catalogue exposition, Paris, 2026, pp. 120-121.
Provenance : Acquise auprès de B&D studio contemporanea, Milan, en 2008.
Sans titre #2, ballot rond
L’œuvre Sans titre, N°2 Ballot Rond, est issue d’une série intitulée Vehicle for the seven seas. Ce ballot, sac de voyage et de mutation, illustre les changements qu’a subit le monde rural et pauvre de son pays d’origine. Les déplacements incessants dont dépend la population indienne pour trouver du travail amènent à des instabilités soudaines alors que ce peuple est originairement sédentaire. Ce ballot montre à la fois ces déplacements mais est aussi un lien intime où la vie d’une personne serait confinée à l’intérieur de ce sac.
Provenance : Phillips New York. Acquisition en 2011.
The trust I never dared
The truth I never dared fut exposée à la FIAC en 2009. Ces deux cygnes entrelacés font face à une corde de pendu et à une citation “the trust I never dared”. Le cygne est un symbole de lumière, d’éclat et de pureté. Dans le chamanisme, le totem du cygne est associé à l’amour, à l’inspiration, à l’intuition, à la grâce et à la beauté. Étant un oiseau aquatique, il est également associé aux émotions et à la spiritualité. Les cygnes sont monogames et fidèles, ils symbolisent l’amour éternel. Dans la mythologie grecque, Zeus prend la forme d’un cygne pour séduire Léda, épouse du roi déchu Tyndare (Léda et le Cygne est un tableau de Léonard de Vinci). La corde, synonyme de pendaison, est ici directement liée aux cygnes entrelacés et symbolisent l’union et la réciprocité de la trahison. La citation « The trust I never dared » réfère à un manque de confiance et pourrait être traduite ainsi « La vérité que je n’ai jamais assumée ».
Provenance : Galerie Loevenbruck. Acquisition en 2009.
Currency, 2.1.11-2.28.11′ (february 2011)
Pour Currency, elle travaille chaque jour sur son projet, un dessin comme rituel quotidien où elle transmet, dans un aspect quasi documentaire, un témoignage sur son temps. Le mois de février marque l’espoir d’un peuple, une volonté de liberté défendue dans la violence et le sang.
Provenance : Mixed Greens. Acquisition en 2011.
Habitat
Habitat est une réplique en bronze peint d’un sac de couchage qui fait référence au Painted Bronze (1960) de Jasper Johns, sculpture célèbre du Pop Art constituée de deux canettes de bière en bronze.
Provenance : Sotheby’s Londres. Acquisition en 2010.













