Robert Gligorov
Né en 1960 à Kriva Palanka, Macédoine. Vit et travaille à Milan, Italie.
Robert Gligorov élabore des oeuvres profondément politiques, s’inspirant des codes de la communication visuelle. Ses travaux posent un regard sur l’actualité et l’état du monde actuel à travers un outil singulier : le corps de l’artiste. Qu’il soit organique, mental, minéral ou synthétique, le corps est utilisé comme le “théâtre de ses idées”, comme un objet politique lui permettant à la fois de dénoncer les politiques corrompues, les violences contemporaines, d’interroger l’anthropocène et d’explorer la sexualité et l’identité. Nu, retravaillé, retourné, soumis à des manipulations génétiques, hybride, végétal, le corps est dématérialisé et devient le support d’une représentation, d’une idée. La fabrique de son image constitue un acte politique, à l’image de Deposizione, inspirée par le scandale sanitaire de l’amiante et la politique dissimulatrice d’Eternit.
L’artiste est représenté par la AEROPLASTICS, Bruxelles.
Boom
Provenance : Acquise auprès de B&D Studio Contemporanea, Milan, en 2006.
Okkio per Okkio
Provenance : Acquise auprès de B&D Studio Contemporanea, Milan, en 2006.
Divina
Provenance : Acquise auprès de B&D Studio Contemporanea, Milan, en 2006.
Deposizione
Cet autoportrait moulé de l’artiste Robert Gligorov, exhibé sur les fourches d’un chariot élévateur, a été réalisé dans le contexte du maxi-procès Eternit en Italie, l’une des plus grandes affaires judiciaires liées à l’amiante. L’entreprise Eternit, spécialisée dans la production de matériaux de construction, était poursuivie pour sa responsabilité dans la mort de milliers de personnes : ouvriers, membres de leurs familles et autres personnes ayant été en contact direct avec l’amiante. L’œuvre de Robert Gligorov, réalisée avant le début des procès en 2009, dénonce la déviance et la violence d’un système capitaliste perverti qui a préféré taire les dangers environnementaux et sanitaires de l’amiante pour continuer d’engranger des profits en toute impunité.
[…]
Pour donner forme à sa critique, Robert Gligorov réinterprète l’iconographie de la Déposition du Christ : la figure de la Vierge est remplacée par un chariot élévateur, symbole de l’industrie, et celle du Christ par un homme nu – l’artiste lui-même – incarnant la souffrance des victimes de l’amiante.
Fondation Francès, XXH, excès individuels et collectifs, 100 œuvres à vif et à vivre, catalogue exposition, Paris, 2026, pp. 120-121.
Provenance : Acquise auprès de B&D studio contemporanea, Milan, en 2008.
Devils Angels
Provenance : Acquise auprès de B&D Studio Contemporanea, Milan, en 2008.
Blood Rain
Provenance : Acquise auprès de Tomaso Renoldi Bracco, en 2008.





