Dash Snow
Né en 1981 à New York, États-Unis. Décédé en 2009 à New York, États-Unis.
Issu d’une importante famille de collectionneurs d’art – la dynastie de Menil parfois qualifiée de Médicis américains –, Dash Snow s’extrait très vite de cette vie bourgeoise. À 15 ans, après deux années passées en centre de détention juvénile, son adolescence se consume entre rébellion, errance et addictions. Il arpente les rues, les métros et les toits de New York. En équilibre sur des corniches, il tague SACE ou SACER (pseudonyme de l’artiste graffeur) au sommet des immeubles pour que personne ne vienne recouvrir son nom. Membre du collectif IRAK – jeu de mots (I rack, “je vole”) – qui regroupe des graffeurs, des skateurs et des artistes, Dash Snow transforme sa vie marginale en oeuvre brute, mêlant sexe, drogue, violence et poésie. Ses polaroïds, “uniques souvenirs de ses nuits”, capturent une beauté incandescente, celle d’une jeunesse en quête de liberté absolue, multipliant fêtes, débauches, excès et dérives. Le 13 juillet 2009, Dash Snow est retrouvé mort d’une overdose d’héroïne dans une chambre du Lafayette House Hotel, dans le quartier de NoHo, à New York. Il a 27 ans. Depuis, ses oeuvres sont devenues des mythes, comme cette image prise d’une station-service où le néon rouge fatigué ne dévoile que partiellement le nom du pétrolier, mais totalement la vie de Dash Snow (hell, “enfer”).
Eat Shit and Die
Avec Eat, shit and die, Dash Snow associe argent, drogue, politique, terrorisme et convoque sur une même scène les plus grands interdits. L’artiste réunit les abus et les dérives de la religion, du pouvoir, de la société, de la perdition, questionnant tous les extrêmes qui composent l’humanité. Il nous invite dans un cycle infernal qu’il devient impossible de rompre.
”DAKOTA SMOKING”, “LA DRUNK ON CART”, “WE CAN HANDLE IT”
Untitled (Jade B&W Cemetary)



