Acte III. Mircea Cantor

du 05 septembre 2016 au 31 décembre 2016

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ACTE III. Bellum & Maternitas

 

Lancé pendant la FIAC 2015 à Paris, avec la performance Zera de Mircea Cantor (prix Marcel Duchamp 2011), ce cycle d’expositions prit la forme pour la première fois à la Fondation d’un solo show. 

 

Pour rappel, l’acte I. affichait une immense carte du monde créé in situ à la bougie et nommée The world belongs to those who set it on fire. Celle-ci est passée par ART BASEL 2016 pour rejoindre une collection internationale.

Et pour l’acte II. Powerlessness-Aveu d’impuissance, Barack Obama s’effondrait face à son terrible échec, celui de n’avoir pu réformer son pays contre les armes à feu « un jour de honte pour Washington » déclarait-il. En effet, après la tragédie de Newtown où 26 personnes avaient trouvé la mort dans une école du Connecticut, le président américain proposait une série de mesures pour mieux encadrer et contrôler les ventes d’armes à feu, mais le Sénat a voté contre.

Enfin, l’acte III lève le voile sur le livre de l’artiste Bellum & Maternitas.

Ce premier ouvrage publié par « Les Éditions Francès » offre aux œuvres exposées un nouveau relief. Il réunit 55 dessins et illustrations des séries présentées à la Fondation et un dessin inédit.

Conçus en étroite collaboration avec l’artiste, les textes ont été confiés à Jane Neal, commissaire d’exposition indépendante britannique de renom (Galerie S2 de Sotheby’s Londres, Saatchi gallery, Courtauld Institute, et de nombreuses expositions à travers le monde). Cet ouvrage bilingue, français et anglais, est un écrin, un ouvrage d’art qui affirme les ambitions artistique et internationale de la Fondation.

Avec Bellum & Maternitas, Mircea Cantor questionne nos actes et nos fondements, entre la maternité chargée de bienveillance, et l’instinct de survie. Un retour au geste premier de l’artiste. Un trait épuré, vif, spontané, pour retranscrire la nature animale, le geste protecteur d’une mère, la transmission d’un père, la puissance du prédateur. Un trait sur une page blanche, sans artifice, sans calcul.

Mircea Cantor symbolise le fil sur lequel se balance l’humanité.

 

Pour compléter ce joyau, la Fondation a produit une série Collector de mini-médaillons à l’effigie de l’exposition et frappée par la Monnaie de Paris.

Le livre d’artiste Bellum & Maternitas, Mircea Cantor 2016 – Les Éditions Francès et le mini-médaillon frappé par la monnaie de Paris – prix public : 50 €

 

Cette exposition est mise en œuvre avec le soutien de l’Institut Culturel Roumain.
institut-culturel-roumain

 

Mircea Cantor avait présenté son œuvre, pour la dernière fois en France, en 2012 au Centre Pompidou. Le musée national d’art moderne convoque une nouvelle fois le talent de l’artiste et l’accueil à partir du 27 septembre dans le cadre d’une exposition sur la réception de l’œuvre de Brancusi dans la culture roumaine.

Acte III. Mircea Cantor
Acte III. Mircea Cantor
Acte III. Mircea Cantor
Acte III. Mircea Cantor
Acte III. Mircea Cantor
Acte III. Mircea Cantor
Acte III. Mircea Cantor
Acte III. Mircea Cantor
Acte III. Mircea Cantor
Acte III. Mircea Cantor
Acte III. Mircea Cantor
Visuel en attente d'autorisation des droits de reproduction et représentation

Chaplet
Mircea Cantor

Chaplet

Chaplet (2007) est une œuvre représentant un fil de fer barbelé entièrement constitué d’empreintes digitales de l’artiste, réalisées à partir d’une encre spécifique héritée de sa pratique de graveur. Ce fil se déploie à travers de vastes espaces, le plus souvent vides, suggérant la délimitation d’un territoire. À travers cette forme, l’artiste interroge l’identité, la singularité et l’origine. Le fil barbelé devient une image ambivalente. Il évoque à la fois la frontière géographique et le corps entravé, exposé à la violence. Il renvoie également aux dispositifs contemporains de contrôle biométrique. Aujourd’hui, ADN et empreintes corporelles font l’objet d’une surveillance constante : enregistrées, fichées, elles semblent ne plus nous appartenir pleinement. Le titre de l’œuvre se rapporte avant tout à son apparence visuelle, sans connotation religieuse directe. Il fait écho à la forme du chapelet, mais aussi à son usage : un enchaînement de gestes répétitifs, chaque perle étant égrenée au fil de la prière. Ce principe se retrouve dans le processus de création, où le geste de l’artiste se répète patiemment pour composer le fil barbelé. L’œuvre engage ainsi une réflexion sur le temps long, silencieux, presque méditatif.

Année : 2007
Édition : Éd. 6/7
Matériaux : Empreintes à l'encre sur le mur
Hauteur : Variables cm
Largeur : max 250 cm