Une exposition enracinée dans l’histoire du monument.
L’exposition, organisée par Magali Briat-Philippe, conservateur du patrimoine, commissaire général, et Marie Deparis-Yafil, commissaire scientifique, se déploie dans l’ensemble du monastère royal de Brou. Celui-ci est à l’origine un monument funéraire, mais aussi une preuve d’amour au-delà de la mort. Il incarne Éros et Thanatos, ces deux mouvements indissociables de notre vie et de l’histoire de l’humanité, à la fois opposés et complémentaires. Ces questions universelles sont revisitées à la lumière de notre modernité par 48 artistes contemporains dans un dialogue avec le site et son histoire dont ils permettent la (re)découverte. Les œuvres réalisées in situ entrent en résonance avec le monument : A l’ombre d’Éros et de Psyché de Joël Paubel renvoyant aux sculptures de Richard Serra dans le 2ème cloître aux tombeaux qui les ont inspirées, L’Échappée belle de Marie-Hélène Richard dans le 3ème cloître, Rose à l’enfant – Gisants de Julie Legrand dans le réfectoire. Dès le début du parcours, dans le 1er cloître, la stèle Terra dédiée à la terre – avec en gravure le nombre d’années de son existence passée et à venir – de Werner Reiterer est placée poétiquement sous le magnolia. À gauche avant d’entrer dans l’église, une Fontaine d’amour de Ghyslain Bertholon rend hommage au peintre de l’amour frivole, Jean-Honoré Fragonard. Cette sculpture monumentale plaçant un cœur au-dessus de la fontaine, reprend aussi un thème cher au Moyen-Age, celui de la fontaine de jouvence, et son style Renaissance se marie à merveille avec le monument. Enfin, dans l’oratoire supérieur de Marguerite d’Autriche, on découvre la Meute de loups de poussière de Lionel Sabatté, œuvre puissante mais mise à distance en raison de sa réelle fragilité. Enfin, sur la galerie principale du jubé, en résonance avec les effigies funéraires dans le chœur en contrebas, la sculpture de Tarik Essalhi revisite le thème du gisant.
A l’ombre d’Eros – L’amour, la mort, la vie !
du 20 juin 2015 au 04 janvier 2016
Vues de l'exposition :
Œuvres de l'exposition :
Jake & Dinos Chapman
The wheels on the bus go round and round, round and round, round and round, the wheels on the bus go round and round, all day long”
Avec Wheels of the Bus Go Round and Round…, les frères Chapman donnent à voir une scène d’horreur : un charnier où les corps s’entassent et s’entrelacent, composant un paysage de guerre écrasé par une roue faite de chair. Les figurines, figées dans des gestes cycliques et grotesques, deviennent les rouages d’une machine sociale aliénante. Ce diorama dramatique mêle répulsion, violence et absurdité, offrant un regard profondément cynique sur l’inhumanité de la guerre.
Provenance : Acquise auprès de la galerie White Cube, Londres, en 2012.
Année : 2012
Édition : (pièce unique)
Matériaux : Fibre de verre, plastique et techniques mixtes.
Hauteur : 150 cm
Largeur : 70 cm
Profondeur : 70 cm
Visuel en attente d'autorisation des droits de reproduction et représentation

