Mort ou vif

du 30 mai 2009 au 19 octobre 2009

Présentation PDF

Pour la première exposition dialogue, les créateurs de la Fondation ont choisi un thème emblématique de leur état d’esprit. “Mort ou vif ?” s’est imposé naturellement. “Mort ou vif ?” Cet avis de recherche tient lieu d’avis de faire part. De la naissance d’une Fondation, fruit de leur imagination, de leurs envies et de leurs pérégrinations à travers le monde pour découvrir et aimer les talents d’aujourd’hui. “Mort ou vif ?” est une exposition qui dit bien son nom. Pas de détours, une succession d’émotions fortes, d’étonnements mémorables. Une exposition qui réunit des artistes venus de Russie, du Guatemala, d’Autriche, des Pays-Bas et des Etats-Unis. Une exposition où il est d’abord question de chacun d’entre nous, de notre rapport à la Vie… et de tout ce qui suit.

Estelle et Hervé Francès ont souhaité inviter Dimitri Tsykalov de la galerie Rabouan-Moussion en raison de leur lien particulier avec Jacqueline Rabouan qui dès leurs premières rencontres leur a parlé d’Erwin Olaf, de Sandy Skoglund et de tant d’autres. Mais c’est aussi leur intérêt pour le travail de Dimitri Tsykalov et sa série Meat (chair à canon) qui les a immédiatement ébranlés et dont ils présentent cinq photographies.

« Les photographies de Dimitri Tsykalov existent à l’extrême opposé de la nature morte. Nous avons affaire à un processus d’hypercarnation, de surenchère physiologique. Nul dépiautage, pas d’équarrissage. Mais d’invraisemblables expériences d’implants de muscles et d’organes. Il s’agirait de savoir si ce principe d’épaississement des symboles de vie relève d’un genre artistique ou d’une catégorie esthétique. De fait, la viande en soi comme matériau ne suffit pas à répondre à la question. Vanitas, robe de chair pour albinos anorexique de Jana Sterbak (1987), vêtement en viande de bœuf, ou les peaux de cochon tatouées de Wim Delvoye, tout comme le boudin réalisé par Michel Journiac avec son propre sang, son propre corps qu’il envisage comme une “viande consciente socialisée”, demeurent incontestablement des natures mortes faisant vanités ». (Extrait de “Cadavre exquis” in Dimitri Tsykalov, Meat, éditions du Regard, 2008 – Jean-Yves Jouannais / Dominique Quessada)
Dans le jardin est également exposée une installation à taille réelle de Dimitri Tsykalov. Une Rolls de bois envahie par les herbes. Une œuvre végétale qui retourne à son état premier, recouvrant progressivement l’expression du luxe la plus sophistiquée par l’impression visuelle la plus naturelle. Semblables à des Vanités, les objets d’aujourd’hui, porteurs de futurisme et d’innovations finiront à revenir à la Terre. Leur destin est semblable au nôtre, ivre de nouveautés, toujours attiré par de nouveaux horizons mais finalement condamné à disparaître, à nous enfouir. Cette œuvre, en apparence ludique, nous renvoie finalement la seule question qui compte. Tout revient à la terre. Avant, il nous appartient d’honorer nos vies, de grandir un peu plus chaque jour avant de chuter si bas.

La Fondation présente en complément des œuvres issues de sa collection : six images mythiques de la série Morgue d’Andres Serrano, cinq photographies de Jeffrey Silverthorne, une photographie de Désirée Dolron, la vidéo d’une performance de Régina José Galindo et une installation de Werner Reiterer.

Xteriors VIII
Désirée Dolron

Xteriors VIII

Provenance : Christie’s New York. Acquisition en 2008.

Année : 2004
Édition : Ed. 7/8 (plus petit des deux formats)
Hauteur : 78,8 cm
Largeur : 120,3 cm
Reconocimiento de un cuerpo
Régina José Galindo

Reconocimiento de un cuerpo

Année : 2008
Édition : Ed. 1/5
Matériaux : 12'06"
Sans titre
Werner Reiterer

Sans titre

Annonçant dans une église l’heure d’embarquement pour le paradis ou la fermeture du ciel sur une pancarte, faisant battre le cœur d’une femme dans une gazinière, Werner Reiterer bouscule le spectateur, l’invite à rentrer dans un univers absurde où tous les codes sont détournés. Le visiteur est souvent acteur de l’œuvre mais il est surtout toujours invité à la réflexion, à réinterroger les conceptions préétablies. L’art de Werner Reiterer est un équilibre parfait entre cynisme et comique.

Année : 2008
Édition : Ed. 2/3
Matériaux : Bois et plâtre peints
Hauteur : 84 cm
Largeur : 58 cm
Profondeur : 200 cm
Knifed to death (série La Morgue)
Andres Serrano

Knifed to death (série La Morgue)

Andres Serrano esthétise ce qui est moralement considéré comme repoussant. Pour la série The Morgue, il se rend dans une morgue new-yorkaise pour immortaliser les cadavres. L’artiste rend hommage et donne une identité à ces personnes décédées dans des conditions tragiques. Il apprivoise la mort en la regardant en face.

Année : 1992
Édition : Ed. 1/3
Matériaux : Cibachrome print
Hauteur : 125 cm
Largeur : 152 cm
Blood Transfusion resulting in AIDS (série La Morgue)
Andres Serrano

Blood Transfusion resulting in AIDS (série La Morgue)

Andres Serrano esthétise ce qui est moralement considéré comme repoussant. Pour la série The Morgue, il se rend dans une morgue new-yorkaise pour immortaliser les cadavres. L’artiste rend hommage et donne une identité à ces personnes décédées dans des conditions tragiques. Il apprivoise la mort en la regardant en face.

Année : 1992
Édition : Ed. 1/3
Matériaux : Cibachrome print
Hauteur : 125 cm
Largeur : 152 cm
Airplane Crash (série La Morgue)
Andres Serrano

Airplane Crash (série La Morgue)

Andres Serrano esthétise ce qui est moralement considéré comme repoussant. Pour la série The Morgue, il se rend dans une morgue new-yorkaise pour immortaliser les cadavres. L’artiste rend hommage et donne une identité à ces personnes décédées dans des conditions tragiques. Il apprivoise la mort en la regardant en face.

Année : 1992
Édition : Ed. 1/3
Matériaux : Cibachrome print
Hauteur : 125 cm
Largeur : 152 cm
Natural Death (série La Morgue)
Andres Serrano

Natural Death (série La Morgue)

Andres Serrano esthétise ce qui est moralement considéré comme repoussant. Pour la série The Morgue, il se rend dans une morgue new yorkaise pour immortaliser les cadavres. L’artiste rend hommage et donne une identité à ces personnes décédées dans des conditions tragiques. Il apprivoise la mort en la regardant en face.

Année : 1992
Édition : Ed. x/3
Hauteur : 125 cm
Largeur : 152 cm
Death unknown (série La Morgue)
Andres Serrano

Death unknown (série La Morgue)

Andres Serrano esthétise ce qui est moralement considéré comme repoussant. Pour la série The Morgue, il se rend dans une morgue new-yorkaise pour immortaliser les cadavres. L’artiste rend hommage et donne une identité à ces personnes décédées dans des conditions tragiques. Il apprivoise la mort en la regardant en face.

Année : 1992
Édition : Ed. x/x
Hauteur : 125 cm
Largeur : 158 cm
Homicide (série La Morgue)
Andres Serrano

Homicide (série La Morgue)

Année : 1992
Édition : Ed. 4/7
Hauteur : 96 cm
Largeur : 115 cm
Woman who died in her sleep’ (série Morgue)
Jeffrey Silverthorne

Woman who died in her sleep’ (série Morgue)

Woman who died in her sleep, est une oeuvre qu’il réalise en 1972, lorsqu’il commence son travail sur le thème de la morgue. La femme représentée sur cette photographie, nous laisse perplexe ; de prime abord, elle semble endormie, des coutures sombres traversent grossièrement son corps nu, étendu sur un brancard, et n’offrent aucun doute sur son véritable état. Les marques qui figurent sur ce corps sont celle de l’autopsie.
L’artiste saisit, au-delà de la mort omniprésente, l’apparent repos qui se dégage de ce corps féminin. Sa position reflète également ce moment où, s’étirant poings fermés, l’humain rompt avec son état semi-conscient dû au sommeil. La photographie diminue, ici, la distance entre le sommeil et la mort, deux états qui ne se révèlent pas si éloignés l’un de l’autre. Le mimétisme est patent, le sommeil s’apparente à la mort et la mort se dissimule derrière la forme du sommeil.

Année : 1972
Édition : tirage vintage
Matériaux : Vintage. Tirage argentique, tiré par l'auteur à partir du négatif original sur papier Agfa Portriga
Hauteur : 35,3 cm
Largeur : 27,7 cm
Man who lived upstairs from his divorced wife” (série Morgue)
Jeffrey Silverthorne

Man who lived upstairs from his divorced wife” (série Morgue)

Année : 1973
Édition : tirage vintage
Matériaux : Vintage. Tirage argentique, tiré par l'auteur à partir du négatif original sur papier Agfa Portriga
Hauteur : 35,3 cm
Largeur : 27,7 cm
Man with gunshot holes in head’ (série Morgue)
Jeffrey Silverthorne

Man with gunshot holes in head’ (série Morgue)

Année : 1972-1974, printed 1992
Édition : tirage vintage 'Goodbye to Harry Callahan'
Matériaux : Vintage. Tirage argentique, tiré par l'auteur à partir du négatif original sur papier Agfa Portriga
Hauteur : 25 cm
Largeur : 20 cm
Head, after autopsy’ (série Morgue)
Jeffrey Silverthorne

Head, after autopsy’ (série Morgue)

Année : 1972-1974
Édition : tirage vintage
Matériaux : Vintage. Tirage argentique, tiré par l'auteur à partir du négatif original sur papier Agfa Portriga
Hauteur : 27,7 cm
Largeur : 35,3 cm
Beating Victim’ (série Morgue)
Jeffrey Silverthorne

Beating Victim’ (série Morgue)

Année : 1972-1974
Édition : Tirage vintage unique
Matériaux : Tirage vintage
Hauteur : 35,5 cm
Largeur : 28 cm
RPG 2
Dimitri Tsykalov

RPG 2

Année : 2007
Édition : Ed. 2/5 + 2AP
Matériaux : Diasec
Hauteur : 180 cm
Largeur : 140 cm