Florian Süssmayr, Bilder für deutsche Museen

du 24 janvier 2016 au 17 avril 2016

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Florian Süssmayr est un bon observateur. Il est intéressé par les espaces et les sujets. Les stations de métro, les murs des toilettes, espaces de solitude et d’oubli. Ses peintures racontent des sentiments, dégagent une atmosphère pesante, dense. Les surfaces comme le tissu, le cuir, le bois, le papier, le verre ou le vinyle sont mises à l’épreuve du travail de l’artiste. Parfois, le sujet se dissout dans des compositions presque abstraites, le contraste en soulignant l’importance de la peinture à l’huile. Les lieux déserts et des collections de piste sont confrontés à des scènes de foule ornementales, lors de matchs de football, de combats de rue où se mêlent de nombreux portraits. Des photographies servent de modèles à ses peintures, qui sont ensuite déformées, à nouveau photographiées, copiées, imprimées sous forme d’affiche et repeintes ou servent de fond d’écran pour d’autres images. Des sujets tels que les bars de Munich, les terrains de football ou des pochettes de disques sont étroitement liés à la génération de Süssmayr et de ces jeunes artistes et musiciens dans le mouvement punk des années 1980 à Munich. L’artiste partage son enthousiasme pour le football et son amour pour la musique et le cinéma.

Développée en étroite collaboration avec l’artiste, l’exposition solo rassemble une sélection d’œuvres clé de la dernière décennie et de nouvelles pièces créées spécialement pour le Kunsthalle Darmstadt.

Depuis 1999, Süssmayr a participé à des expositions nationales et internationales au Japon, en Suisse, en Espagne et aux Etats-Unis. À travers une exposition “Images des musées allemands» à la Haus der Kunst de Munich en 2005, il s’est fait connaître du grand public. L’exposition a été suivie en 2006 d’un catalogue éponyme publié par Walther König, Cologne.

Wer hat Bambi Getötet
Florian Süssmayr

Wer hat Bambi Getötet

Florian Süssmayr reprend la couverture d’album des Sex Pistols, “Who killed Bambi?“ sorti en 1979. L’œuvre fait également écho au tableau La Biche Morte peint par Gustave Courbet en 1857. L’image de la biche agonisante, entre la vie et la mort, incarne une critique de la société bourgeoise et de ses mœurs. La terre appliquée sur la toile se disperse avec le temps, éparpillant en tout lieu la poussière de cet animal sacrifié.

Crédits : ©Florian Süssmayr. Courtesy de l’artiste et de la Galerie Rüdiger Schöttle.

Provenance : Acquise auprès de la Galerie Rüdiger Schöttle, en 2011.

Année : 2011
Édition : Pièce unique
Matériaux : Peinture et terre sur toile
Hauteur : 140 cm
Largeur : 140 cm