Né en 1950 à New York, États-Unis. Vit et travaille à New York, États-Unis.
Ayant étudié la peinture et la sculpture, Andres Serrano ne se qualifie pas comme un photographe, mais comme un artiste avec un appareil photo. Ses images mettent l’accent sur les tabous que l’Amérique traditionnelle et puritaine cherche à dissimuler : la mort, la sexualité, la religion, les violences racistes, les inégalités sociales… Il explore le corps dans ce qu’il a de plus troublant : la chair et ses émanations (urine, sang, sperme, lait maternel, excréments), les cadavres… Sa maîtrise de la lumière et ses compositions sont d’une rigueur presque picturale. Ses images sont construites avec le soin et la solennité des grands maîtres de la peinture. Le Caravage, Francisco de Zurbarán, Francisco de Goya ou Diego Velázquez sont souvent cités à son propos (Yvon Lambert). Andres Serrano entretient une liberté assumée avec le sacré. “Je suis un artiste chrétien, mais cela ne signifie pas que je doive créer des oeuvres pour l’Église. (…) En tant qu’artiste, j’ai besoin d’être libre de créer. L’Église, et en particulier l’Église de Rome, reconnaît qu’elle ne peut imposer de restrictions à l’art et aux artistes. Les critiques les plus virulentes que j’ai reçues ne viennent pas de l’Église ni de Rome, mais des fondamentalistes chrétiens américains.” (InitiArt Magazine).
L’artiste est représenté par la galerie Nathalie Obadia, Paris/Bruxelles.