Senlis, un cadre d'exception pour la fondation
Senlis, ville royale à 45 km de Paris.
Senlis est une ville surprenante et émouvante. Elle conserve de sa longue histoire un riche patrimoine et possède plusieurs musées. La Fondation Francès est implantée au cœur de ville, magnifique secteur sauvegardé de 42 hectares depuis 1965 (loi Malraux).
A proximité de la Fondation, vous traversez les siècles :
- L’atelier de Thomas Couture, portraitiste célèbre du XIXe siècle et professeur d’Edouard Manet, est situé à quelques mètres de la Fondation, au 23 de la rue Saint-Pierre. La statue célébrant l’auteur du tableau ‘Les Romains de la décadence’ est, quant à elle, située à 30 mètres au nord de la Fondation dans le parc où aboutit la rue Saint-Pierre
- Les arènes semi-excavées constituent un site unique en Picardie. Edifiées au 1er siècle, elles pouvaient accueillir 8 000 spectateurs pour assister à des combats de gladiateurs avec des bêtes sauvages ou des combats d’animaux.
- La muraille gallo-romaine construite au IIIe siècle est l’une des rares conservées dans sa quasi-intégralité en France. 15 de ses 26 tours originelles subsistent. La muraille était précédée de fossés et couronnée d’un chemin de ronde.
- Le château royal a été reconstruit au XIIe siècle sur les vestiges d’un palais mérovingien puis carolingien. C’est dans cette enceinte qu’Hugues Capet, roi des Francs, fut élu en 987. La dynastie capétienne régnera sur la France pendant plus de huit siècles. Les rois capétiens se succédèrent dans le château. Louis VI l’a reconstruit au XIIe siècle et y créa une chapelle. Saint-Louis y fonda le prieuré Saint Maurice au XIIIe siècle dont subsiste encore aujourd’hui la salle capitulaire fortement modifiée au XIXe siècle et à l'étage le dortoir de la fin du XVe. Henri IV fut le dernier roi à séjourner au château et Louis XIII, dernier hôte royal, séjourna à l’évêché.
- La Cathédrale Notre-Dame de Senlis est l’un des premiers monuments gothiques de France. Elle a été construite au XIIe siècle (début des travaux en 1153 et consécration en 1191). Elle associe la sobriété du gothique primitif (façade ouest) et l’audace du gothique flamboyant (façade sud, réalisée au XVIe siècle). Son joyau est son portail ouest qui représente pour la première fois le thème du couronnement de la Vierge. Un portail à redécouvrir puisque, après des années de restauration, il a retrouvé ses incroyables couleurs originelles. Autre atypisme : la flèche de la cathédrale est plus haute (78 m) que n'est long l'édifice (76 m qui en font l’une des plus petites cathédrales de France).
- Senlis a connu bien évidemment les outrages de la guerre à travers les siècles. Elle a été délivrée des Anglais par Jeanne d'Arc en 1429. En 1870, elle a été occupée par les uhlans (cavaliers lanciers de l’armée prussienne).
- Au cours du XXe siècle, si le patrimoine de la ville a été en majeure partie préservé, les douleurs humaines furent vives. En 1914, Senlis est occupée, dès les premiers jours, par les Allemands qui fusillent au mépris de toute humanité le maire de la ville, Eugène Odent, le 2 septembre 1914. En 1918, le maréchal Foch et son chef d’état-major Weygand y installent leur quartier général pour préparer la fin du premier conflit mondial.
En 1945, le vicaire de Senlis, Gérald Amyot d'Inville, résistant sous le nom de Lejeune, meurt en déportation le 29 janvier. La Ville conserve le souvenir de ces hommes courageux.
Senlis, une ville aimée des artistes et ouverte aux talents.
Alexandre Dumas Père et Fils, Alfred de Vigny et Gérard de Nerval aimaient venir à Senlis, tout particulièrement au Parc du Château de Valgenceuse. Ce parc attribué à Le Nôtre est parfois ouvert au public en juillet et septembre. Un lieu magique avec ses statues, sa terrasse, son miroir d'eau, son colombier, sa glacière, les façades du château XVIIIe et l'orangerie qui servait de théâtre au temps où Dumas Fils écrivait : « Si vous sortez de Senlis par la porte de Soissons, vous arriverez à un ravissant château qu'on nomme Valgenceuse, qui est une miniature du paradis terrestre. » Gérard de Nerval également passionné par la ville y fit référence dans plusieurs de ses écrits.
