a b c d e f g h i j k l m n o p q r s t u v w x y z

Alain Declercq

Né en 1969
Vit et travaille à Paris

Provocations ambigües et engagement subtiles sont maitre mots dans le travail d’Alain Declercq. Observant la constante subversion de nos politiques et la violence indirecte des pouvoirs de nos sociétés contemporaines, Alain Declercq décide de détourner les symboles composant le domaine des forces de l’ordre, et tout ce qui est en rapport avec le terrorisme, le complot, les secrets d’état et les rapports de pouvoirs.

En agissant ainsi, Alain Declercq touche à l’intouchable, aux violences légitimes de notre quotidien orchestrées par les pouvoirs politiques et publics. Ce qu’il dénonce ? Rien, puisqu’Alain Declercq le dit lui même, il n’est pas là pour juger, il préfère encore être en retrait, c’est un observateur. Il constate cependant l’absurdité dans certains agissements des forces de l’ordre.

En mettant en scène ses idées, Alain Declercq frôle souvent l’illégalité, ce fut le cas avec une voiture de police de la marque CITROEN, modèle Evasion. Etait inscrit à l’arrière de cette voiture « POLICE EVASION », retenant cet amalgame, Alain Declercq en reproduit un fac similé pour un centre d’art et qu’il met à disposition du public.
Avec cette œuvre Alain Declercq est obligé d’apposer une pancarte indiquant « Ceci est une œuvre d’art » pour ne pas être poursuivit en justice car il est interdit de grimer une voiture des forces de l’ordre.

Des ces détournements de symboles, il est aussi intéressant d’évoquer son travail vidéographique. Plusieurs exemples sont intéressants comme cette œuvre utilisant des images du défilé du 14 juillet pour en faire des images représentant un coup d’état ou bien utilisant celles du 11 septembre pour évoquer le complot international mais aussi la paranoïa et les conspirations d’état.

Par ce travail Alain Declercq crée le doute chez le spectateur et le fait s’interroger sur la véracité de ses œuvres. A l’image d’un journaliste, Alain Declercq recrée un contexte de terreur qui reflète notre XXIème siècle, notre inconscient collectif. Son œuvre va parfois même au-delà des limites créatives que se donnent l’artiste, et ce sans qu’il le maitrise, puisque pour son œuvre documentaire-vidéographique « Mike » de 2005 retraçant la vie d’un agent secret entre le Caire et Washington, de véritables policiers sont venus perquisitionner l’appartement d’Alain Declercq, croyant au complot.

Mais c’est aussi d’une manière beaucoup plus frontale qu’il traite parfois ses œuvres, comme la série REST IN PEACE, une série de portraits de personnes de l’ancienne administration américaine réalisés avec 4000 tirs de 22 long rifle sur du mélaminé. Les personnages sont Condolezza Rice, George W. Bush ou Dick Cheney: ils sont explicitement représentés de manière violente, des portraits fusillés.

Visuel en attente d'autorisation des droits de reproduction et représentation
Alain Declercq

Rest in peace / Rice

Année : 2007
Édition : (pièce unique)
Matériaux : 4450 tirs de 22 log-riffle sur mélaminé
Hauteur : 150 cm
Largeur : 150 cm